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L'église de l'Immaculée-Conception : Plan d'accès - Histoire (depuis 1860...)

Adresse postale : Paroisse Immaculée-Conception
Place de l'Eglise - 69300 CALUIRE

Téléphone : 04 78 23 22 32
courriel : paroisse.immaculee@orange.fr


La cure se situe derrière l'église au fond du parking. On y accède par le chemin piéton à droite de l'église ou par le parking des Anciens Combattants d'Afrique du Nord.

 

On accède à l'église par la rue Jean Moulin au centre de Caluire.

                          L'église : Plan d'accès - Accueil - Permanences - Histoire

  • Un oratoire, accessible par le hall de l'église, reçoit les fidèles pendant les heures d'ouverture de 9h00 à 19h00 du lundi au samedi, et le dimanche matin. Un cahier d'intentions est à la disposition des visiteurs.
  • Un système, permettant aux personnes appareillées d'entendre parfaitement, est installé dans l'église, dans la chapelle de gauche, côté sacristie.
    Ouvrez la commande T de l'appareil auditif logo malentendant

 

 

Historique de la paroisse

UNE PETITE EGLISE CONSTRUITE EN PISE...

 

1601 - Le roi Henri IV annexe la Bresse, partie du duché de Savoie ; la nouvelle frontière correspond à notre rue Jean Moulin. Les lieux de culte de la future paroisse sont le vieux Collonges et Saint-Rambert.

1650 - Autorisation de construire une église à Caluire sous le vocable du Saint-Esprit.

1690 - Bénédiction de cette église construite en pisé, située sur la place de ce nom.

1726 - Ouverture d’un cimetière aux abords, à l’emplacement de l’église actuelle.

1811 - Installation du Conseil de Fabrique, chargé de la gestion matérielle et financière.

1826 - Transfert du cimetière à l’angle du Chemin de Crépieux.

1829 - En deux siècles, la petite église « haute de 15 pieds, longue de 30 et de 12 pieds de large » est devenue exiguë ; de plus, murs et plafonds se lézardent.
En un premier temps, le conseil se contente de consolidations provisoires et édifie un clocher, les paroissiens fournissent le sable et transportent les matériaux.

Le curé est le père DAMICHON et Monsieur Victor COSTE est le maire de la commune de « Caluire-et-Cuire réunis ». La paroisse elle-même va du Rhône à la Saône et comprend en plus du bourg : Les Margnolles, Vassieux, Crépieux, Le Vernay, soit 1200 âmes.

Progressivement, aux traditionnelles familles paysannes s’adjoignent des artisans, des employés, commerçants, rentiers, venus de la Croix-Rousse et de Lyon.

1847 - Achat par la fabrique d’un terrain derrière l’église.

1851 - Pathétique appel du père ROVONON, nouveau curé « les réparations sont irréalisables et on ne peut plus attendre ! ».


UNE NOUVELLE EGLISE

1852 - Décision de construire une nouvelle église dans la paroisse de Caluire à l’emplacement du terrain appartenant à la Fabrique sur des plans dessinés par Monsieur BERNARD, architecte à Lyon.

La dépense sera couverte par 20 000 F de souscriptions diverses,

10 000 F de subvention du Conseil Municipal, 15 000 F par la fabrique. Une subvention de 25 000 F sera demandée au ministre des cultes.

La Fabrique prévoit un édifice en rapport avec une population de 2 à 3000 âmes, avec un clocher assez élevé pour que les cadrans de l’horloge puissent être visibles des hameaux les plus éloignés. Cependant, dans l’immédiat, on conservera l’ancien clocher qui sert de sacristie et auquel est accolé le presbytère.
Egalement par souci d’économie, la façade sera privée du perron de six marches qui devaient précéder les trois portes.

En 1855, pose de la première pierre et cinq ans plus tard, le 15 août 1860 , bénédiction de la nouvelle église sous le double vocable du Saint-Esprit , puis de l’Immaculée-Conception de la Vierge. Les fêtes qui accompagnent la bénédiction de l’église ne mettent pas un terme aux préoccupations : il est nécessaire de fixer un nouveau tarif pour les chaires et les stalles, de maintenir l’oratoire concédé aux propriétaires des Grandes Brosses, donateurs importants du premier sanctuaire.

Les dernières années du siècle apportèrent quelques éléments de confort : installation d’un calorifère et pose de l’éclairage à l’acétylène.

En 1906, les lois de séparation dessaisissent le conseil paroissial de la gestion des biens de la communauté.

Quelques dates :

1944 achat de l'orgue.
1954 sonorisation.
1962 électrification des cloches
1967 adaptation du chauffage au mazout.Jo BASSE.jpg
1988 restauration de l'intérieur
2001 installation du nouvel orgue
2011  rénovation de l'ensemble de l'église,  suite à l'incendie survenue en Janvier 2011

(D'après Notes de Jo BASSE)

Consultez le document au sujet du nouvel autel et nouvel ambon (décembre 2011)

Les 4 cloches de l'église de l'Immaculée-Conception

  

Cloches Immaculée conception Caluire dec 09 025.jpg     Elles sont nées en 1829, dans les ateliers de  M.    Chevalier, fondeur à Lyon, demeurant au  quartier  de  la Quarantaine (rive droite de la Saône, vers le    Pont  de Perrache).
    Placées d'abord dans le clocher de l'ancienne église,  elles ont été installées dans le nouveau clocher,  25 ans  plus tard.

 


La première : la cloche du Saint-Esprit (1509 Kg)
La deuxième : la cloche de Claude Marie Anne (1122 Kg)
La troisième : la cloche de Jeanne Louise Antoinette Olive (765 Kg)
La quatrième : la cloche de Jeanne Marie (605 Kg).

La 2ème cloche était destinée aux offices de la confrérie du Saint-Sacrement et la troisième était appelée cloche de la jeunesse !

La bénédiction de ces quatre cloches s'est déroulée

le 4 juin 1829 en présence du Père Damichon, curé de la paroisse,

et de l'abbé Pierre Delorme.

« Fête des fruits de la terre et de la Création » (fête des maraîchers) qui a lieu chaque année au début de l'automne à Caluire

 

« Et Dieu fit un jardin »… 

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... selon le livre de la Genèse, la beauté et l’abondance des fruits de la terre sont un don précieux de notre Père Créateur à l’humanité. La vie est généreuse, comme Dieu est généreux.
Au fil des générations, les maraîchers et horticulteurs de Caluire ont su présenter à Dieu les fruits de leur terre et de leur travail.
Même s’ils sont moins nombreux, leur souci rejoint celui de bien des Caluirards soucieux de préserver l’environnement, de respecter la nature, de garantir une qualité de notre nourriture.
Et aujourd’hui, la sauvegarde de la création est un enjeu décisif pour tous les hommes et une mission de l’Église ! Respectons la planète et la vie !

Un peu d’histoire …
Cette fête reprend la tradition ancestrale de l’offrande des fruits de la terre, portés en procession par des enfants, depuis un siècle, car la culture des légumes et des fleurs a longtemps été une activité importante à Caluire !
En effet en 1939, plus de 100 maraîchers et horticulteurs s’activaient sur des terres que leur travail et leur savoir-faire ont su améliorer au point d’être très productives. Salades, pommes de terre, choux, carottes, navets, poireaux, cardons, ainsi que de la vigne et de nombreuses variétés de fleurs : tout poussait à Caluire !

Aujourd’hui, quelques maraîchers et horticulteurs perpétuent un savoir-faire hérité de leurs pères. La route longe leurs champs au nord de la ville. Ils sont dépositaires d’un patrimoine culturel qui inclut la présentation solennelle des fruits de la création, une fois l’an.
Dans l’église Immaculée-Conception, on peut observer sur les chapiteaux au sommet des piliers, des représentations de choux-fleurs, de vigne, attestant la générosité des paroissiens lors de la construction de leur église inaugurée en 1860.
Cette profession, belle, mais difficile, car soumise aux aléas du climat, s’est bâtie avec des valeurs de respect de la terre, de solidarité, de courage, d’humilité.
 

LE CREDO DU PAYSAN 

Ce chant  était autrefois chanté par un soliste homme, à l’offertoire, lors de cette messe appelée « Messe des Horticulteurs et Maraîchers de Caluire ».

 

Refrain
Je crois en Toi, maître de la nature
Semant partout la vie et la fécondité
Dieu tout puissant qui fit ta créature
Je crois en ta grandeur
Je crois en ta bonté ! (bis)


1 - L'immensité, les cieux, les monts, la plaine,
L'astre du jour qui répand la chaleur
Les sapins verts dont la montagne est pleine
Sont ton ouvrage, ô divin créateur.
Humble mortel devant l'oeuvre sublime
A l'horizon quand le soleil descend
Ma faible voix s'élève de l'abîme
Monte vers toi, vers toi Dieu tout puissant !


2 - Dans les sillons creusés par la charrue
Quand vient le temps je jette à large main
Le pur froment qui pousse en herbe drue
L'épi bientôt va sortie ce grain.
Et si parfois la grêle ou la tempête
Sur ma moisson s'abat comme un fléau
Contre le ciel loin de lever la tête
Le front courbé j'implore le Très Haut !


3 - Mon dur labeur fait sortir de le terre
De quoi nourrir ma femme et mes enfants
Mieux qu'un palais j'adore ma chaumière
A ses splendeurs je préfère mes champs.
Et le dimanche au repas de famille
Lorsque le soir vient tous nous réunir
Entre mes fils, et ma femme et ma fille
Le coeur content j'espère en l'avenir !


(Paroles S. et F. BORET, Musique de G. GOUBLIER