Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

Voir les textes du jour
 
facebook
 
Document Actions

Spectacles et Conférences

Il s'agit de choix non exhaustifs mais qui font référence pour notre culture chrétienne...

 

 

 La philosophie pour tous au coeur de la cité 

Découvrir 

René Girard 

 

 

 Avec 

Benoît CHANTRE 

Pierre-Yves GOMEZ 

François HIEN 

Olivier REY 

 

Après Albert Camus, le Collège Supérieur consacrera 3 mois, du 20 septembre au 20 décembre 2017, à la pensée de René Girard et aux itinéraires de la rivalité auxquels il a consacré son oeuvre.
C’est que l’oeuvre de Girard se présente comme un savoir de la violence, une méditation sur ses formes primitives comme sur ses formes modernes, une réflexion toujours reprise sur les solutions illusoires, transitoires ou réelles qu’on a pu lui opposer.
Mobilisant toutes les ressources de la culture (le mythe, le récit biblique, le roman, l’histoire), Girard cherche à comprendre comment on a pensé et parfois thématisé les sources de la violence et les moyens de la canaliser, voire de la surmonter.
À une époque souvent fascinée par la différence - rien ne revient au même, il y a partout des différences dont il faut tenir compte pour ne pas parler trop vite - Girard a l’audace de proposer un principe explicatif et une démonstration - et il sait, se faisant, qu’il nous fera « sauter au plafond ».
À une époque où les analyses des faits sociaux s’en tiennent le plus souvent à l’examen des conditionnements sociaux, Girard a l’audace de recourir à une métaphysique - celle du désir - et à une phénoménologie - celle de la rivalité mimétique - pour comprendre le fond de la violence qui travaille sourdement les sociétés.
À une époque où le religieux est souvent renvoyé du côté du mythe ou de la pure croyance, Girard s’emploie à soigneusement distinguer le mythe de la révélation chrétienne, pour comprendre toutes les conséquences anthropologiques et sociales de cette révélation. En ce sens, et selon ses propres termes, son oeuvre se présente comme une « apologie du christianisme » qui est aussi une apologie du genre d’humanité auquel le christianisme nous a élevé.
Découvrir l’oeuvre de Girard, c’est ressaisir ce genre d’humanité promu par le christianisme et en réactualiser la nouveauté inouïe.