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CINEMA

SIGNIS - association catholique mondiale pour la communication et le cinéma - propose chaque semaine des sorties "cinéma", qui allient culture et éthique...


 

Café-ciné autour du film Barbara de Mathieu Almaric

Jeudi 21 septembre de 12h30 à 13h30

au sanctuaire St Bonnaventure

 

Débat, à partir d’un film à l’affiche, que chacun a vu de son côté, invite à parler du monde actuel à travers des oeuvres proposées par les cinéastes contemporains.

 
 
 
 
Famille Chrétienne, critique cinéma
 
 
 
 
 
 

LES PROIES

 

Résumé

Alors que la guerre de Sécession fait rage, les pensionnaires d’un internat de jeunes filles recueillent un soldat ennemi blessé.

Notre avis

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Les Proies n’a pas volé son récent prix de la mise en scène à Cannes : remarquablement filmé en huis clos, teinté d’un clair-obscur sublime, animé d’une ambiance gothique qu’on retrouve dans la littérature du sud des États-Unis, le dernier film de Sofia Coppola est un bijou visuel. S’y ajoute une tension sexuelle pudique, tout en suggestion, qui étoffe le tableau subtil d’une histoire de femmes au milieu d’une guerre d’hommes.


 

Résumé : Passionné par son métier, Julien voyage énormément à l’étranger. Ce manque de présence a fait exploser son couple quelques années auparavant. Lors d’une escale en France, il découvre sur son répondeur un message de son ex femme en larmes : leur petit garçon de sept ans a disparu lors d’un bivouac en montagne avec sa classe. Julien se précipite à sa recherche et rien ne pourra l’arrêter.

Initié par un Christian Carion qui a pu compter sur le soutien de son ami Guillaume Canet, le tandem collaborant pour la troisième fois après Joyeux Noël et L’Affaire FarewellMon Garçon est un projet aussi singulier qu’audacieux dans sa conception très originale. Pour faire simple, l’idée de Mon Garçon est d’avoir été tourné avec un comédien qui ne savait quasiment rien du scénario en dehors du postulat de départ. Guillaume Canet arrivait sur le plateau avec très peu d’indications, seuls les autres acteurs ayant connaissance des scènes, et devait improviser en fonction de ce qu’il se passait autour de lui. Une expérience unique raconte t-il, probablement la plus forte qu’il ait vécu dans sa carrière, le but du dispositif étant de le pousser à réagir aux situations en étant totalement immergé dans le cauchemar vécu par son personnage et d’en partager l’angoisse de l’inconnu.

Christian Carion, dont c’est le premier film non-historique, signe un thriller efficace et immersif, qui tient le spectateur en haleine de la première à la dernière minute en le plongeant dans une ambiance sous haute tension, laquelle ne cesse de monter crescendo dans le stress communicatif, sans jamais trop perdre de son pouvoir haletant et captivant. Alors que le spectre du film traverse les genres, allant du drame familial au thriller à suspens, voire lorgnant vers le vigilante movie, Mon Garçon profite de sa courte durée resserrée (1h20) pour gagner en densité pure, et profite de son concept « improvisé » pour gagner en crédibilité et en authenticité, les réactions et actions des personnages sonnant plus vraies que dans bien des thriller du genre soumis à une sur-écriture trop balisée. A l’arrivée, la réussite du film est que l’on y croit, que l’on marche à fond dans cette intense course contre la montre motivée par l’énergie et la rage du désespoir.