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CINEMA

SIGNIS - association catholique mondiale pour la communication et le cinéma - propose chaque semaine des sorties "cinéma", qui allient culture et éthique...


 
 
 
 

Aprés la Tempête

Résumé

Riota a été un jeune romancier prometteur, mais maintenant il stagne. Divorcé, il brûle son peu d’avoir au jeu et ne peut plus payer la pension alimentaire de son fils. Est-ce que le typhon annoncé va lui permettre de regagner la confiance des siens ?

 Avis

Kore-Eda, toujours merveilleusement sensible aux menus riens, intérieurs et extérieurs, de la vie familiale, s’attache à un raté entouré de femmes et d’un enfant aux forts caractères, qui se montrent compréhensifs son égard.

Le côté spirituel est cette tempête qui, bien qu’annoncée, surprend tout le monde, offrant un nouvel espace à l’affection. Pas de miracle, mais une féconde humilité.

Ce film est un peu en retrait par rapport aux précédents de Kore-Eda, mais il est une leçon d’humanité réelle très fine, par la juste évaluation qu’il fait de la petitesse des adultes face à leurs rêves d’enfance.


 

TUNNEL le Résumé

Après l’effondrement d’un tunnel qu’il traverse en voiture, Lee Jung-soo se retrouve enseveli. Une opération de sauvetage d’envergure nationale se met en place. Mais combien de temps tiendra-t-il ?

 Avis

Ce n’est pas un film catastrophe habituel que livre Kim Seong-hun. Loin de la lourdeur et du pathos démesuré de certains films du genre, le réalisateur sud-coréen mêle à la tension qui règne une subtile dose d’humour, qui donne au film un côté plus humain. Et de l’humain, il est évidemment question ici : au-delà de l’accident et de l’ambiance anxiogène, Tunnel pointe du doigt le manque d’humanisme autour d’un tel événement. Il égratigne notamment les politiques et journalistes sud-coréens, qui ne voient dans cette catastrophe que leur seul intérêt.

Hughes Maillot
 
 

 
 

Journée ciné-éco

   L'économie peut-elle avoir visage humain ?
Samedi 20 mai, de 9h30 à 16h30 au Collège Supérieur

Et si l'économie était une affaire trop sérieuse pour être laissée entre les mains des économistes ? "Je n'y connais rien !", dit-on volontiers. Pourtant, l'économie n'est rien d'autre que la trame matérielle de nos vies. C'est le pain quotidien, l'emploi, les échanges qui tissent nos existences. Depuis plusieurs années court la rumeur d'une grande nouvelle : les citoyens peuvent, les citoyens veulent se réapproprier l'économie. 

Des films récents en témoignent, qui serviront de repères

pour une journée de réflexion et de débats : 

  • La loi du marché, de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon
  • Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurentarton1273-3076e.jpg
avec les interventions de :

Eric BERR, membre des Economistes atterrés

Jeanne URVOY, fondatrice de Abracada Vrac

Camille RHONAT, philosophe membre des Altercathos

   

Guy PERRIN, professeur d'économie en classes prépas à l'Institut des Chartreux

 

Vincent AUBIN, philosophe

 

Programme de la journée

 

 

 

 
  • 9h30 : accueil
  • 10h-12h30 : projection de La loi du marché suivie d'une table ronde sur la question du travail
  • 12h30-13h30 : buffet fait maison par les ressources très humaines du Collège !!
  • 13h30-16h30 : projection du documentaire Demain suivie d'une table ronde sur les nouveaux courants de l'économie, rustines ou nouveaux modèles ?

 

 

Little Boy - Résumé

Californie, années quarante. Moqué pour sa petite taille, Pepper, 8 ans, surnommé Little Boy, a tout de même un ami, son père, avec qui il vit des aventures imaginaires passionnantes. Lorsque ce père part pour la guerre au Japon, Pepper est prêt à tout pour le faire revenir. Un sermon à l’église lui assure que s’il a de la foi comme une graine de moutarde il pourra déplacer les montagnes.

 Avis

Quel étonnement de voir un film hollywoodien résolument chrétien ! La distribution réunit deux grands comédiens dont la seule présence rayonne, Tom Wilkinson, en Père Olivier, et Emily Watson, en mère de Pepper. Entre ces vedettes, le jeune Jackob Salvati (Pepper) se révèle un choix magnifique parce qu’il est un comédien né.

Les débuts de Little boy dans la vie sont pénibles entre les gosses du village sans pitié. Et s’il a la compensation d’avoir un père en or, c’est pour le voir partir pour la guerre. C’est peut-être en raison de ces souffrances qu’il reçoit du Père Olivier la recette pour augmenter sa foi. Cette recette n’est autre que la liste des œuvres de miséricorde corporelles (telles que le pape les a rappelées pour l’Année de la Miséricorde).

Le Père Olivier y ajoute une dernière œuvre : être ami avec Hashimoto, le Japonais du village que tout le monde déteste parce qu’il représente l’ennemi. Cette dernière exigence sera remplie lorsque Little Boy n’aura plus de haine en lui. Alors le garçonnet pourra effectivement déplacer les montagnes, même si les sceptiques le nient parce que la foi dépasse l’expérience sensible.

Cette foi surnaturelle est le don que fait le film aux spectateurs. S’ils ne la comprennent pas, il reste les pages d’aventures merveilleuses vécues par Little Boy et les siens qui font du film une admirable collection d’émotions, aussi touchantes qu’exemptes de mièvrerie.

Edouard Huber