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Le Sacrement des malades

Ce sacrement est proposé à toute personne souffrante, qui demande un secours de Dieu et un soutien fraternel de la communauté chrétienne.



Autrefois appelé "extrême-onction" donnée aux mourants, ce sacrement est proposé à des personnes malades, invalides, souffrantes, qui demandent le secours de Dieu et le soutien fraternel des croyants.

On peut le demander plusieurs fois.
Que personne ne se prive de ce secours proposé par le Christ, par le relais des frères et sœurs qui visitent et accompagnent les malades !

Faire la demande du sacrement à l'accueil paroissial de chaque paroisse.


Prière de la Communauté le 15 mars 2015

Seigneur, nous Te prions pour tous les malades et ceux qui souffrent dans leur corps. Qu'ils puissent trouver un peu de réconfort et de paix !

Seigneur, éclaire la vie et la fin de vie de toutes ces personnes, nous t'en prions !

 

 


L'Onction des malades, un sacrement inconnu ?


Les signes de la présence efficace de Dieu dans notre humanité sont multiples. L'Eglise en privilégie sept, qui sont majeurs pour l'animation spirituelle de nos vies.
Il y a d'abord les trois sacrements d'initiation :

  • le Baptême
  • la Confirmation
  • l'Eucharistie.

Ils sont en général, mais pas exclusivement, proposés aux enfants et aux jeunes, entre la naissance et l'âge de la majorité civile.
Le sacrement du pardon, qui est le 4ème, s'est élargi depuis le Concile Vatican II, à ce beau terme de "réconciliation".


Les 5ème et 6ème sacrements
sont proposés au moment des grandes choix de vie : le mariage et l'ordre (ordination des prêtres et des diacres ).

Le 7ème sacrement était, jusqu'au Concile Vatican II réservé au terme de la vie : on l'appelait l'Extrême Onction.


L'Eglise est revenue à la source du sacrement des malades, abandonnant cette pratique de l'extrême onction, née vers le IXème siècle, et qui faisait du sacrement des malades, le sacrement des mourants, en liant le réconfort de l'âme à la rémission des péchés.

Or la notion même de sacrement donné aux vivants s'accomodait mal de ce dernier moment, surtout quand le prêtre arrivait après le décès de la personne. Pour ce moment du "passage", l'Eglise propose le viatique, le Pain de Vie pour la route (Via), en laissant au sacrement dit " des malades " le caractère d'un sacrement salutaire et vital dans la maladie ou l'infirmité. Ce n'est pas le sacrement des vieillards, car toute personne malade peut le recevoir, quel que soit son âge. On peut l'accueillir plusieurs fois dans sa vie, ou à différentes étapes d'une longue maladie.

Un rite, deux gestes simples...

 

 

 

 

         Avec une prière de bénédiction,  le rite propose deux gestes simples de la grande Tradition ecclésiale : l'imposition des mains et  l'onction d'huile des malades.

Ils signifient le secours de la présence du Christ, qui partage nos souffrances, nos limites humaines, nos problèmes de santé. C'est une "consolation", non pas magique, mais qui naît d'un acte de foi en la présence aimante de Dieu. Par le Christ et son Esprit, Dieu se rend proche pour nous aider à traverser l'épreuve, à garder l'espérance au milieu de doutes nombreux, de solitude souvent, de colères parfois.
Par ce signe de l'onction, c'est le Christ qui s'approche plus intimement du malade pour l'assurer de sa paix.

" Que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l'Esprit Saint " (rituel)

La célébration de ce sacrement se fait habituellement à la maison de la personne malade ou à son chevet, mais elle peut aussi se faire au cours d'une eucharistie dominicale, ou pendant une célébration prévue à cet effet.

Dans tous les cas, une communauté est présente pour entourer le malade de son amitié et de sa prière.
Il s'agit de membres de la famille, d'amis, de voisins, de paroissiens, qui prennent pour la personne malade les traits de la tendresse de Dieu.

 



Rappelons-nous ... Sainte Bernadette de Lourdes !
Le 11 février 1858, une jeune fille de 14 ans, asthmatique, sort ramasser du bois pour gagner quelques sous afin de nourrir sa famille, sinon personne mangera à la maison en ce jour-là. Sa mère lui demande de faire attention car elle est malade et il bruine déjà. Avec sa sœur Toinette et son amie Jeanne, elle part loin pour être tranquille. Elle quitte ses sabots pour traverser là où se rejoignent le Gave et le canal du moulin, et découvre une grotte au pied de la falaise. Du bois jonche les alentours. Elle ne connaît pas cet endroit. A peine traverse-t-elle qu'elle entend un bruit comme un vent, elle tourne la tête, rien ne bouge, ensuite un nouveau coup de vent et là dans l'anfractuosité du rocher, un rosier sauvage remue, et soudain le creux sombre s'éclaire d'une lumière douce, comme un rayon de soleil, et apparaît une "enfant blanche" qui lui sourit avec un geste d'accueil.

La suite vous la connaissez : comme une traînée de poudre, la ville de Lourdes va se transformer en un lieu de pélerinage, le plus important dans le monde entier.
Ce que l'on sait moins, c'est ce que devint Bernadette après les apparitions. Elle veut devenir religieuse.

Les sœurs de Nevers l'accueillent alors qu'elle se sent "bonne à rien" et l'emploient à soigner les malades, en premier lieu une vieille "bien dégoûtante" .
Bernadette part à Nevers définitivement, le 4 juillet 1866, elle a 22 ans, et elle est déjà atteinte de tuberculose. Elle désire avant tout vivre "cachée". L'Evêque du lieu, veut savoir ce qu'elle devient : "Monseigneur, elle est bonne à rien. Mais nous pourrons la garder par charité, et l'employer aux petites besognes de l'infirmerie. Elle est presque toujours malade. Ce sera son affaire.
- C'est vrai que vous êtes bonne à rien?
- Je vous l'avais dit
- Je vous donne l'emploi de la prière."

Elle est efficace, secourable, adroite. En 1873, la tuberculose s'aggrave ; une visiteuse maladroite la traite d'inutile, vexée elle répond : "Mon emploi c'est d'être malade".
Elle tombe définitivement malade. Une sœur lui dit :

-"Je vais demander à la Vierge Marie de vous donner des consolations. "Non pas de consolations, mais la force et la patience."
Elle meurt le 16 avril 1866.
A tous ceux qui souffrent aujourd'hui, l'exemple de la petite Bernadette peut-il les encourager ?
- "Je suis chargée de vous le dire, mais pas de vous le faire croire!" B.C.